Les élèves ingénieurs des écoles nationales des sciences appliqués (ENSA) continuent leur mobilisation contre le décret n° 2-15-645 instituant la fusion de leur réseau d'écoles avec celui des écoles supérieures de technologie (EST) et des facultés des sciences et techniques (FST), sous l’appellation d'école polytechnique. Dernier épisode de ce bras de fer entre les ENSAistes et le ministère de l'Enseignement supérieur: la dispersion par les forces de l'ordre d'un sit-in autorisé à Khouribga.
Interpellé par AlMajalla24, Hamza Bekkar, membre de la coordination nationale des élèves ingénieurs, a précisé dans une déclaration que "les forces de l'ordre ont dispersé un sit-in qui s'inscrit dans un plan d'action qui a commencé par le boycott des cours et des manifestations au niveau national."
"Au moment où nous nous attendions à une solution réaliste et un feedback pour sauver la face de l'unique école d'ingénieur dans notre région, seule l'approche sécuritaire a été de mise, même si nous avions averti les autorités de ce sit-in et reçu l'autorisation", ajoute M. Bekkar.
Face à "l'absence de réactivité de la part du gouvernement", les ENSAistes lanceront prochainement une grève continue, précise notre source au sein de la coordination nationale des élèves ingénieurs.
Ces derniers reprochent également au ministre sortant, Lahcen Daoudi, une déclaration qu'ils jugent "déplacée" et dans laquelle il avait précisé, selon eux, que "ces écoles ne sont pas une propriété des étudiants, pour qu'ils se permettent de s'opposer à leur fusion."