Les forces irakiennes ont avancé à l'est de Mossoul, après avoir lancé leur vaste offensive pour reconquérir la deuxième ville d'Irak, dernier grand fief de Da'ech dans le pays.
Cette bataille, qui s'annonce âpre et de longue haleine, fait craindre un désastre humanitaire pour les quelque 1,5 million d'habitants vivant encore dans la deuxième ville du pays. L'ONU dit notamment redouter un déplacement massif de la population d'ici une semaine.
Les colonnes de véhicules blindés de l'armée irakienne sont parties lundi 17 octobre vers les lignes de front.
Cette bataille se préparait depuis des mois, avec le soutien d'une coalition internationale composée de 60 pays, selon les Etats-Unis, qui la dirigent.
Quelque 30.000 hommes des forces fédérales irakiennes -armée, police, contre-terrorisme- sont impliqués. Les combats pourraient durer "des semaines, voire plus", selon la coalition internationale.
L'opération a bien commencé, a estimé le Pentagone, tout en soulignant qu'il s'agissait d"une campagne difficile, qui pourrait prendre du temps".
"Le premier jour s'est déroulé comme prévu", a déclaré à la presse le porte-parole du Pentagone, Peter Cooke. "Dès le milieu de la journée, les forces irakiennes avaient à peu près atteint leur objectif du jour".
Située dans le nord de l'Irak et peuplée majoritairement de musulmans sunnites, Mossoul était tombée aux mains de Da'ech en juin 2014 et son leader Abou Bakr al-Baghdad, avait alors proclamé un "califat" sur les territoires conquis de manière éclair en Irak et en Syrie.
Même si Da'ech a depuis perdu une large partie de ces territoires, il conserve une force de frappe, notamment à l'étranger, où il a revendiqué cette année des attaques meurtrières.
(Avec AFP)