Hillary Clinton et Donald Trump ont donné le coup d'envoi, lundi 24 octobre, des deux dernières semaines de la campagne présidentielle américaine, le milliardaire républicain prédisant qu'il ferait mentir les sondages, avec une surprise dans les urnes digne du Brexit.

"C'est une chance unique dans notre vie, notre dernière chance, dans quatre ans ce sera trop tard", a-t-il lancé lors d'un gigantesque meeting à Tampa en Floride, grand Etat où il est donné perdant contre la démocrate. "Je demande aux Américains de s'élever au-dessus du tumulte et du bruit".

"Nous sommes en train de gagner, et pas seulement en Floride, nous allons tout gagner", avait-il déclaré plus tôt lors d'un premier meeting, lui aussi électrique, à St. Augustine.

Au niveau du pays, les sondages ne lui sont pas plus favorables qu'en Floride. L'ancienne chef de la diplomatie recueille 45% des intentions de vote en moyenne contre environ 40% pour Donald Trump et 6% pour le libertarien Gary Johnson. Cette avance est très supérieure à celle qui a permis à Barack Obama d'être facilement réélu il y a quatre ans.

"Quand nous gagnerons, votre voix se fera entendre dans les couloirs de Washington et dans le monde entier. Ce qui se passe est plus fort que le Brexit", a néanmoins martelé Donald Trump.

Le candidat populiste a dénoncé avec une intensité renouvelée la collusion, selon lui, des instituts de sondages, des médias et du camp d'Hillary Clinton, qualifiée tour à tour de "menteuse", "crapule" et "corrompue".

Et il a dénoncé, à Tampa, le bilan environnemental du président sortant.

"Nous allons annuler des milliards et des milliards de paiements aux programmes des Nations-Unies sur le changement climatique et nous utiliserons l'argent pour améliorer les infrastructures environnementales des Etats-Unis, notamment l'aquifère de Floride", a-t-il promis.

(Avec AFP)