Elus Pjistes, RNistes. Pamistes… ont accordé leur violons et critiqué ouvertement le travail des SDL (sociétés de développement local), au cours de la session ordinaire du Conseil de la ville, tenue ce jeudi 27 octobre à Casablanca.

Concernant Casa Prestations par exemple, Ahmed Benboujida, président de la Commission des équipements publics, du patrimoine et des prestations, a déclaré qu’elle a failli à ses engagements dans la gestion du dossier du marché de gros. "Les seuls investissements qu’elle a réalisés portent sur le contrôle de la marchandise transportée par les véhicules qui entrent au marché. Les équipements sont dans un état catastrophique. Je recommande aux élus de se rendre sur place pour mesurer la gravité de la situation", a-t-il poursuivi.

"Les SDL risquent de se transformer en un monstre sur lequel nous n’aurons aucune emprise", a alerté pour sa part l’élu Omar Farkhani.

Le même discours est tenu  par Abdessadeq Mourchid, président du groupe RNI au Conseil de la ville. «On verse des dotations très conséquentes à ces sociétés. Le retour n’est pas à la hauteur. Elles n’apportent aucune valeur ajoutée par rapport à ce que feraient les élus. D'ailleurs sont elles légales?», s'est-il interrogé en s'adressant au maire.

"Il y a SDL et SDL", a tenu à nuancer  Abdelaziz Elomari, lors du point de presse tenu à la fin de la session ordinaire du 27 octobre. 

En 2017, un budget de 240 MDH sera versé à l’ensemble des SDL, ces entités que les élus n'ont jamais portées dans leur coeur.