Près de 100.000 objets connectés ont pu être piratés et utilisés pour mener la vaste cyber-attaque qui a paralysé de nombreux sites internet la semaine dernière aux Etats-Unis, a indiqué mercredi 26 octobre le prestataire de services visé par l'attaque.

La société Dyn, qui redirige les flux Internet vers les hébergeurs, a été victime vendredi 21 octobre d'une attaque par déni de service, qui consiste à submerger un serveur de requêtes et qui a perturbé pendant plusieurs heures l'accès à Twitter, Spotify et beaucoup d'autres sites populaires.

"On travaille encore sur les données,  mais l'estimation à l'heure actuelle fait état de 100.000" points de départs de l'attaque, a commenté le vice-président de Dyn, Scott Hilton, dans un blog, confirmant que des objets connectés avaient été piratés pour mener cette offensive "complexe et sophistiquée".

Cette attaque a mis en lumière les "vulnérabilités" de ces objets connectés (caméras, réfrigérateurs…) et "la nécessité de s'y attaquer", a poursuivi M. Scott.

Le responsable s'est par ailleurs refusé à spéculer sur les "motivations" et "l'identité" des assaillants.

Mardi 25 octobre, le coordonnateur du renseignement américain James Clapper avait assuré qu'un groupe "non étatique" était sans doute derrière cette attaque.

(Avec AFP)