Le député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders, dont le procès pour discrimination et incitation à la haine doit s'ouvrir lundi 31 octobre après qu'il a promis "moins de Marocains" aux Pays-Bas, affirme être en croisade contre ce qu'il nomme "l'islamisation" de son pays.
Adepte d'une rhétorique lapidaire, le politicien de 53 ans, qui vit sous protection policière permanente, divise un pays qui se targue pourtant de sa tolérance multiculturelle.
"Nous ne sommes pas xénophobes", a-t-il assuré récemment lors d'un entretien avec l'AFP: "nous sommes contre l'afflux d'une culture qui est contre toutes nos valeurs".
Surfant sur la vague de la crise migratoire, la pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, son Parti pour la liberté (PVV) est passé en tête des sondages pendant la deuxième moitié de 2015, mais a récemment cédé sa place, alors que les prochaines élections sont prévues en mars.
Parfois surnommé "Capitaine peroxyde", le député aux cheveux blonds décolorés ramenés vers l'arrière compare le Coran, qu'il qualifie de "fasciste", à "Mein Kampf", le manifeste politique d'Adolf Hitler.
Geert Wilders est l'héritier politique direct du populiste néerlandais Pim Fortuyn, assassiné en 2002, et dit défendre la liberté, "qui disparaîtra au moment où l'idéologie islamiste aura une présence plus forte dans ce pays".
Il est également l'auteur du film anti-islam de 17 minutes "Fitna" ("discorde" en arabe), qui montre notamment des images des attentats du 11 septembre 2001 à New York.
Sa diffusion en mars 2008, malgré l'opposition du gouvernement néerlandais, avait provoqué de vives réactions dans le monde musulman.
(Avec AFP)