Le procès du controversé député néerlandais Geert Wilders pour discrimination et incitation à la haine doit s'ouvrir lundi 21 octobre dans la matinée en son absence, alors qu'il brandit pour étendard la liberté d'expression, à l'approche des élections législatives.

L'affaire porte sur des propos tenus lors d'une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye. L'homme à la chevelure peroxydée avait alors demandé à ses militants s'ils voulaient "plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas".

Face à une foule scandant "Moins! Moins! Moins!", il a répondu dans un sourire: "Nous allons nous en charger."

Devant ce qu'il qualifie de "parodie de justice" destinée à le réduire au silence, le politicien controversé refuse de comparaître à "un procès politique", alors que les prochaines élections sont prévues en mars.

D'après les sondages, son Parti pour la Liberté (PVV) est au coude-à-coude avec les libéraux (VVD) du Premier ministre Mark Rutte.

"C'est mon droit et mon devoir en tant qu'homme politique de parler des problèmes de notre pays", a affirmé le député d'extrême droite, qui divise dans un pays se targuant pourtant de tolérance multiculturelle.

Ses propos de 2014 avaient provoqué le dépôt de plus de 6.400 plaintes par des citoyens et organisations.

Issue notamment de l'immigration de travailleurs à la fin des années 1960, la population de personnes d'origine marocaine est estimée à plus de 380.000 dans ce pays d'environ 17 millions d'habitants, selon l'Office central des statistiques (CBS).

Il s'agit d'un second procès pour Geert Wilders. Acquitté de poursuites similaires en 2011, il avait alors comparu à l'ensemble des audiences.

(Avec AFP)