Le cancer pourrait tuer 5,5 millions de femmes chaque année dans le monde à l'horizon 2030, soit près de 60% de plus par rapport à 2012, en raison de l'augmentation et du vieillissement de la population, selon un rapport publié mardi 1er novembre.
Des efforts accrus d'éducation et de prévention sont essentiels pour endiguer ce fléau grandissant, qui a tué 3,5 millions de femmes en 2012 (sur plus de 8 millions de décès au total), en majorité dans les pays en développement, selon ce rapport de la Société américaine du cancer, rendu public lors du congrès mondial du cancer, réuni à Paris jusqu'au jeudi 3 novembre.
"Le poids du cancer augmente dans les pays à revenus faibles et moyens, en raison du vieillissement et de la croissance de la population", a indiqué Sally Cowal, de la Société américaine du cancer (ACS), qui a compilé ce rapport, avec le soutien du laboratoire pharmaceutique allemand Merck KGaA.
Cette hausse est aussi attribuée à "l'augmentation de la prévalence (fréquence) des facteurs de risque de cancer connus, liés à la transition économique rapide, comme à l'inactivité physique, une mauvaise alimentation, l'obésité et des facteurs reproductifs", comme par exemple, avoir un premier enfant à un âge tardif, un des facteurs de risque du cancer du sein.
(Avec AFP)