Sur le Maroc et les Marocains, sur la politique américaine et sur la politique internationale, les mots de Trump frappent fort, apparemment sans discernement.
Par trois fois cette année, le nom et la réputation du Maroc et des Marocains ont été utilisés, à tort, à des fins électoralistes.
Il y a d’abord eu en janvier dernier ce clip publicitaire anti-mexicain qui a utilisé d’anciennes images d’une tentative de forcing de barbelés à la frontière de Mélilia pour illustrer la "menace" que ferait peser l’émigration mexicaine sur les Etats-Unis. Comme si ce phénomène datait d’il y a quelques mois et que l’intégration de la communauté latino aux Etats-Unis ne fonctionnait pas.
"Ils arrivent, ils arrivent" a crié Trump lors d’un meeting à Cleveland (Ohio) fin juillet. Il parlait des Marocains, mais aussi des Philippins, des Somaliens et d’autres "nations terroristes".
Trump parle de "nations terroristes" incluant un pays, le Maroc, certainement plus de 100 fois plus sûr, safe, que les Etats-Unis. M. Trump peut compter et recompter le nombre de tueries que les Américains ont vécues dans leur chair depuis deux, quatre ou six ans pour ne pas remonter plus loin. Dans le cas du Maroc, c’est zéro.
Et si M. Trump souhaite engager le débat sur les "nations terroristes", qu’on l‘invite à commencer par ouvrir les dossiers de l’Irak et de l’Afghanistan.