La Chambre criminelle de premier degré chargée des crimes financiers près la Cour d'appel de Rabat a décidé, lundi 14 novembre, d'ajourner au 5 décembre prochain le procès de 104 personnes, dont d'anciens éléments de la Protection civile, poursuivies pour "trafic d'influence et falsification".
Parmi ces inculpés figurent 11 accusés dont un ancien responsable à la direction de la Protection civile et deux femmes, en état d'arrestation, alors que les autres prévenus, dont des femmes, sont poursuivis en état de liberté provisoire.
Les mis en cause sont poursuivis pour "corruption et trafic d'influence, faux et usage de faux documents administratifs, chacun en ce qui le concerne.
Le tribunal a décidé ce report en vue de faire bénéficier la défense du temps nécessaire pour préparer ses plaidoiries et permettre à la partie civile de préparer ses requêtes. Il s'agit aussi de permettre la désignation d'un avocat commis d'office et convoquer les accusés en état de liberté provisoire et ceux qui se sont absentés de l'audience.
La brigade nationale de la Gendarmerie royale avait déféré, le 27 octobre 2015, devant le procureur général du Roi près la Cour d'appel de Rabat, 89 personnes en état de liberté provisoire, dont des éléments de la Protection civile et des Forces auxiliaires.
Dans un communiqué publié en avril 2013, la Direction générale de la protection civile avait précisé que 31 de ses éléments ont comparu devant le conseil de discipline sur fond des résultats d'une opération de vérification de l'authenticité des diplômes présentés à l'embauche, effectuée entre 2010 et début 2013 auprès des académies et universités.
Dans ce cadre, 15 personnes ont été révoquées et 16 autres ont présenté leur démission qui a été acceptée, selon le communiqué.
(Avec MAP)