Dans une analyse publiée par le journal algérien TSA, le journaliste espagnol spécialiste du Maghreb, Ignacio Cembrero, est revenu sur la réouverture des poursuites pénales pour génocide contre le chef du polisario.
Titrée "Le choix de Brahim Ghali ou l’erreur du Front polisario", Ignacio Cembrero y démontre que ce scénario était pourtant plus que prévisible et précise que si le chef du polisario ne se présente pas dans le bureau du juge, il risque d’être placé sous mandat d’arrêt international.
Pire encore, cette inculpation "porte un coup dur à l’image du polisario au moment où il livre plusieurs batailles judiciaires pour obtenir, notamment, que le Sahara occidental soit exclu des accords entre l’Union européenne et le Maroc."
"Le préjudice est spécialement grave dans un pays comme l’Espagne où l’opinion publique est acquise à la cause sahraouie et d’où partent de nombreuses aides, publiques et privées, destinées aux réfugiés dans les camps de Tindouf", note le journaliste qui a couvert le Maghreb pour le journal El País pendant quatorze ans.