Le Roi Mohammed VI effectuera, à partir de ce jeudi 17 novembre, des visites officielles dans plusieurs pays africains, annonce le ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie dans un communiqué.

Le Souverain entame ces visites par l’Éthiopie, souligne la même source.

Ces visites constituent la deuxième partie de la tournée africaine que le Roi avait entamée dans des pays de l’Afrique de l’Est.

Selon nos sources, Madagascar, où se tient un sommet de la francophonie, fera partie de cette tournée.

Le Roi sera accompagné lors de cette visite par une délégation officielle composée notamment des conseillers du Souverain, Fouad Ali El Himma et Yasser Zenagui.

Selon l’agence MAP, la délégation comprend également le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Salaheddine Mezouar, le ministre des Habous et des affaires islamiques, Ahmed Toufiq, le ministre de l’Économie et des finances, Mohamed Boussaïd, le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, et le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération, Nasser Bourita, ainsi que plusieurs autres personnalités civiles et militaires.

L’Éthiopie : Population, agriculture, UA

Le Maroc et l’Éthiopie vont lancer un gros investissement pour fabriquer notamment des engrais. Le montant sera au moins de 2,5 milliards de dollars.

Deuxième pays le plus peuplé d’Afrique avec 97 millions d’habitants en 2015, l’Éthiopie a réalisé durant la dernière décennie une croissance spectaculaire de 10 % en moyenne par an. Il s’agit d’un élan historique de développement dans un pays bien parti pour accéder au groupe des pays à revenu moyen dans les dix années qui viennent.

De nombreux défis restent certes à relever dans cette nation de l’Afrique de l’Est, en particulier dans les domaines relevant du développement humain, mais les observateurs sont optimistes quant à l’avenir de ce pays vers lequel les yeux sont tournés, le considérant comme l’une des destinations les plus prometteuses des investissements en Afrique.

Les rapports internationaux corroborent cette conclusion, même s’ils soulignent que le pays a besoin d’amorcer une réelle diversification de son économie pour saisir pleinement les opportunités de croissance qui s’offrent.

L’agriculture demeure la locomotive par excellence de l’économie éthiopienne, contribuant à hauteur de 42 % au Produit intérieur brut (PIB), créant 75 % des emplois. Le secteur représente aussi 80 % des exportations du pays.

En dépit de cette importance, le secteur n’arrive pas à fonctionner à plein régime pour satisfaire les besoins d’une large population, en raison notamment de la vulnérabilité de l’Éthiopie aux aléas climatiques. D’où l’importance de l’investissement qui sera en partie réalisé par OCP.

Par ailleurs, le pays, en particulier la capitale Addis-Ababa, est un grand chantier ouvert avec des travaux de construction en effervescence, témoignant du dynamisme de cette grande nation. Des infrastructures aux industries en passant par les services, le pays offre de nombreuses opportunités d’investissement.