Angela Merkel a annoncé, dimanche 20 novembre, son intention de briguer un quatrième mandat de chancelière l'an prochain avec l'objectif notamment de défendre les valeurs démocratiques face à la montée des populismes en Allemagne et dans le monde.

Elle a toutefois prévenu s'attendre à des élections très "difficiles" dans son pays en 2017, qu'elle abordera en position affaiblie sur le plan intérieur même si sa cote de popularité dépasse les 50% d'opinions favorables.

A 62 ans et au pouvoir depuis déjà onze ans, la chancelière a officialisé sa décision à l'issue d'une réunion à Berlin des dirigeants de son parti conservateur, la CDU, en la plaçant clairement dans le contexte de la poussée des idées populistes.

"En Europe et au plan international, nous devons défendre nos valeurs", a dit cette fille de pasteur élevée dans l'ex-RDA communiste, citant "la démocratie, la liberté et l'Etat de droit".

"C'est ce qui me guide", a-t-elle dit, rejetant la "haine" de l'autre.

"Angela Merkel est la réponse au populisme de l'époque, elle est quasiment l'anti-Trump", lui a fait écho un des cadres de la CDU, Stanislaw Tillich.

Angela Merkel a averti que les élections législatives allemandes, prévues en septembre ou octobre, s'annonçaient "les plus difficiles" depuis "la réunification allemande" en 1990, en raison de la polarisation de la société et des récents succès de la droite populiste anti-réfugiés de l'Alternative pour l'Allemagne.

(Avec AFP)