Il faut dire que les sorties médiatiques autour de ce projet ont été très rares, pour éviter d’évoquer un sujet qui fâche: le grand retard accusé dans la livraison de la première tranche. Au moment du lancement de la commercialisation en 2013, il était prévu de démarrer les premières livraisons à fin 2015. 

Aujourd’hui, la direction semble avoir plus de visibilité et table sur des livraisons tout au long du premier semestre 2017. La première phase est en cours de finalisation, représentant le quart du projet.

Pour respecter ces délais, il est prévu de passer de 450 à 600 ouvriers présents sur le chantier. "Les retards étaient dus à un cas de force majeure. C’est pour cela d’ailleurs que nous n’avions pas payé de pénalités de retard", déclare à Médias24, Rachid Bennani, DG de SBR.  

Ce cas de force majeure était la présence d’Alliances dans le tour de table à une époque où l’opérateur immobilier passait par de grandes difficultés financières, faisant de lui un client insolvable pour les banques.  

180.000 m2 sont dédiés au résidentie, pour un investissement prévisionnel de 2,3 milliards de DH. 20.000 m2 sont dédiés au tertiaire. A la date d'aujourd’hui, 500 millions de DH ont été engagés.

Pour ce qui est de la partie hôtelière, "des discussions sérieuses sont engagées avec des opérateurs hôteliers pour un établissement 4*, édifié sur 14 étages et composé de 180 chambres. Le démarrage des travaux correspondants aura lieu courant 2017", nous confie M. Bennani.

Le délogement des 1.200 familles de bidonvillois n’est pas encore totalement bouclé. Pour les trois premières phases du projet, le foncier est entièrement libéré. Ce n’est pas encore le cas pour la quatrième tranche. "Il reste 40% de familles à exproprier", souligne le DG de SBR.