Parmi les 8 membres arrêtés figurent deux anciens détenus dans des affaires de terrorisme, qui faisaient partie du réseau du Français Richard Robert. Ce dernier avait été arrêté au Maroc après les attentats du 16 mai 2003, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et transféré en France en 2012, en application d’une disposition de la convention judiciaire franco-marocaine.

L’opération du BCIJ a permis de saisir des munitions, un fusil de chasse non autorisé, des produits chimiques suspects, ainsi que des écrits appelant au "jihad".

Les premières investigations ont indiqué que les membres de cette cellule ont des relations étroites avec des membres actifs dans les rangs de Da'ech. L’un des objectifs de la cellule était le recrutement de volontaires marocains, leur embrigadement pour les enrôler dans les actions de Da'ech sur les théâtres syrien et irakien, en finançant notamment leur départ.

De la sorte, ces recrues auraient acquis une formation et une expérience de terrain, avant de revenir au Maroc exécuter leurs desseins terroristes.

L’enquête se poursuit, sous la supervision du parquet général.