Ce fut l’une des annonces faites aux Archives du Maroc, en marge d’une cérémonie d’hommage à feu Larbi Messari.
Cette cérémonie s’est déroulée le mardi 6 décembre. Au cours de la même rencontre, un ancien cadre de l’administration publique marocaine, d’origine sahraouie, a reçu une médaille de la part des Archives du Maroc. Il s’agit d’Ahmed Bensalem Ben Salek El Hanafi.
C’est lui qui a créé le musée privé Ahl Salek à Laksabi, près de Guelmim, dans une vieille maison familiale qu’il a restaurée.
Ayant du mal à supporter les dépenses engendrées par l’entretien du musée, et en l’absence de toutes recettes, il envisage de fermer tout simplement cet endroit unique pour la mémoire saharienne et pour l’histoire du Maroc et ses relations avec le nord-ouest africain.
C’est pour cela qu’il a remis toute sa collection de manuscrits (plus de 3.600) aux Archives du Maroc, ne gardant exposées que des reproductions.
Ahmed Bensalem Ben Salek El Hanafi est à l’origine de ce musée. Il est le petit-fils de Mohamed Salem Oueld Ahmed Oueld Salek, un Marocain installé au Sénégal, qui avait refusé la nationalité française et opté pour la nationalité britannique. Il avait adhéré en 1914 à la Ligue française des droits de l’homme et avait doté la résistance marocaine d’armes venues du Sénégal.
La création en 2009 du musée Ahl Salek avait encouragé les anciennes familles de la région à rechercher dans leurs coffres les documents similaires entreposés par leurs ancêtres.
Les manuscrits qui ont été donnés aux Archives du Maroc sont des lettres échangées entre tribus du Sahara marocain, et des familles commerçantes marocaines installées dans les pays d’Afrique de l’ouest, telles que les Bennouna, Ben Jelloun, Bakkali, Kettani, Iraqui, Guennoun, Douiri, Kadiri, Skalli, Chraibi.
Des fouilles archéologiques ont été réalisées avec succès dans la région.