Une réduction coordonnée de production du pétrole brut a été décidée à l’issue d’une réunion tenue samedi 10 décembre entre les 13 pays membres de l’OPEP et les 11 producteurs non membres de cette organisation.  

Concrètement, ils sont tombés d’accord pour que les pays non membres de l’OPEP réduisent leur production de 558.000 barils par jour. Elle prendra effet à partir du 1er janvier 2017.

En clair, un effort partagé car, le 30 novembre dernier, les pays membres avaient annoncé une diminution de production de 1,2 million de barils par jour, du 1er janvier au 30 juin 2017, reconduite si le marché ne s’est pas rééquilibré. Jusque-là, ils avaient tablé sur une autre stratégie: celle d’inonder le marché d’or noir, ce qui avait provoqué inévitablement une chute des cours.

"C’est un accord historique", a souligné le ministre qatari de l’Energie, Mohamed Saleh Al-Sada, concernant la décision prise avec les pays non membres de l’OPEP, comme le relaie Le Monde. Du côté des Etats qui n’en font pas partie: la Russie. Moscou, par la voix de son ministre de l’Energie, a indiqué que cette participation va "stabiliser le marché pétrolier, en réduire la volatilité et attirer de nouveaux investissements".

Le cours du baril en hausse avant une nouvelle baisse?

Ces deux décisions ont eu pour première conséquence la hausse des prix internationaux. Le cours du baril a, en effet, grimpé au plus haut niveau depuis dix-huit mois, soit au-dessus des 50 dollars.

Le cours du baril de pétrole en plus du cours du dollar qui s’est sérieusement raffermi depuis l'élection de Donald Trump, ne sont pas sans impact sur les marchés des produits raffinés. Ces derniers subiront une hausse dont le déclencheur majeur reste l’accord conclu par l’OPEP qui porte la réduction totale à près de 2% de la production mondiale.

Il est à souligner que cette évolution n'est pas naturelle, car les fondamentaux du marché plaident au contraire pour une stagnation des cours. La demande mondiale étant morose et l'offre de produits abondante, les spécialistes prévoient une nouvelle baisse des cours en 2017.