"Avis aux administrateurs informatiques: ne laissez pas la Maison Blanche détruire à nouveau l'histoire des Etats-Unis! Copiez (les documents) maintenant, et envoyez (les) à WikiLeaks quand vous voulez!", a annoncé sur Twitter, l'organisation spécialisée dans les révélations de documents secrets.
"Nous offrons une récompense de 20.000 dollars pour toute information permettant l'arrestation ou la mise à l'index de tout agent de l'administration Obama ayant détruit des dossiers importants", poursuit le site.
Julian Assange a ensuite accordé une longue interview à la chaîne de télévision américaine Fox, à l'ambassade équatorienne de Londres où il est réfugié depuis juin 2012.
Il s'est à nouveau refusé à donner la source qui a transmis à WikiLeaks des documents subtilisés dans les courriers électroniques de John Podesta, chef de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton. Parmi eux, trois discours de l'ex-secrétaire d'Etat, rémunérés par la banque Goldman Sachs mettant en lumière ses liens avec Wall Street.
Mme Clinton a accusé le gouvernement russe d'être responsable de ces fuites – un point de vue partagé par l'administration américaine – et a reproché à WikiLeaks d'aider son adversaire républicain, Donald Trump, qui a remporté l'élection présidentielle.
"La source n'est pas le gouvernement russe", a martelé, sur Fox, Julian Assange, fervent détracteur de Hillary Clinton.
M. Assange a jugé "impossible de dire" si la révélation de ces emails avait favorisé l'élection du magnat de l'immobilier le 8 novembre.
Mais si "cela a bien était le cas", ce sont les "vraies déclarations" de Mme Clinton et de son entourage, c'est-à-dire celles qui ont été tenues dans ces e-mails, qui ont "fait basculer l'élection", a-t-il soutenu.
WikiLeaks avait également publié, juste avant la convention démocrate en juillet, quelque 20.000 e-mails internes au parti révélant un possible favoritisme de ses responsables en faveur de Hillary Clinton pendant les primaires, ce qui avait contraint la présidente du comité national du parti démocrate à la démission.
Julian Assange, âgé de 45 ans, s'est réfugié à l'ambassade équatorienne de Londres depuis juin 2012 pour éviter d'être extradé en Suède. Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt dans le cadre d'une enquête pour viol, après la plainte déposée par une Suédoise en 2010.
M. Assange nie les faits, dénonçant une manœuvre pour l'extrader vers les Etats-Unis, qui veulent le juger pour la diffusion d'informations secrètes.
(Avec AFP)