La cérémonie "aura lieu à l'ambassade à Dakar à 16H00" (locales et GMT), a indiqué le porte-parole du nouveau président gambien.
Adama Barrow, candidat de l'opposition, a remporté l'élection présidentielle le 1er décembre, face au chef de l'Etat sortant, Yahya Jammeh, avec 45,54% des suffrages exprimés. Mais M. Jammeh campe toujours sur sa position refusant de céder le pouvoir, après avoir pourtant reconnu sa défaite.
Des troupes ouest-africaines prêtes à intervenir
Les troupes de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest se tenaient prêtes mercredi 18 janvier à intervenir en Gambie à partir du Sénégal en cas d'échec des efforts diplomatiques, pour convaincre M. Jammeh de céder le pouvoir à Adama Barrow.
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé, mercredi soir, pour une ultime médiation à Banjul où se sont rendues depuis décembre deux missions de dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays) pour amener M. Jammeh à céder son fauteuil. Sans succès.
La Mauritanie n'est pas membre de la Cédéao. "Notre proposition de solution est indépendante de toutes les autres, nous l'avons minutieusement préparée" depuis décembre, a déclaré à l'AFP à Nouakchott un haut responsable de la diplomatie mauritanienne.
Dans le même temps, des troupes ouest-africaines se tenaient prêtes à intervenir en cas d'échec de la négociation, la Cédéao ayant à plusieurs reprises averti qu'elle pourrait avoir recours à la force en dernier ressort.
Parmi les pays ayant déployé des soldats, figurent le Nigeria, poids lourd régional, et le Sénégal, unique voisin terrestre de la Gambie, une ex-colonie britannique de moins de deux millions d'habitants.
"Si la solution politique échoue, nous allons engager" les opérations en Gambie, a déclaré le porte-parole de l'armée sénégalaise, le colonel Abdou Ndiaye, confirmant des mouvements de soldats sénégalais vers les frontières entre les deux pays.
L'armée de l'air nigériane a de son côté annoncé mercredi avoir envoyé 200 hommes et des avions au Sénégal, précisant que ce déploiement était destiné à une éventuelle intervention en Gambie.
Le climat dans ce pays s'est encore alourdi lorsque M. Jammeh a décrété mardi 17 janvier l'état d'urgence pour 90 jours, avec l'approbation de l'Assemblée nationale.
Une vague de départs était enregistrée parmi les touristes, en majorité des Britanniques et des Néerlandais attirés par les plages de sable fin de ce pays, à la suite de consignes de leurs gouvernements respectifs. Mercredi à la mi-journée, les plages étaient désertées, abandonnées à des employés désoeuvrés et à des chèvres.
(Avec AFP)