L’affaire de la disparition de certains vitraux de plus de 60 ans a été révélé il y a quelques jours par notre confrère de l'Hespress.
Certaines associations soucieuses de la préservation du patrimoine de la ville se sont également emparées du sujet. Selon Moussa Sijrajeddine, président de l’association Ouled Lemdina, "la négligence avec laquelle ce dossier a été traité, a occasionné des pertes notables. Le pillage des vitraux n’en est qu’un exemple. Des ornements de portes ont également disparu", a-t-il déclaré à Médias24.
Les circonstances et les auteurs de ce pillage qui reste à confirmer, n’ont pas encore été élucidés.
Ce qui est sûr, c’est que certains vitraux, notamment ceux des niveaux supérieurs ont été remplacés par d’autres que les experts jugent de fabrication locale et d’une trentaine d’années maximum. Ont-ils été cassés, volés? Les réponses divergent.
La ville n’a pas voulu se prononcer sur l’affaire, se contentant de déclarer par le biais d'Abdessamad El Haiker, premier vice-président du conseil, que "la situation est sous contrôle".
Pour sa part, Mustapha Lhaya, également vice-président du conseil, chargé entre autres du dossier de la réhabilitation de l’église a botté en touche, en déclarant que le "plus important est ce que la ville compte faire de ce projet en le transformant en un projet socioculturel important".
Les travaux d’échafaudage sont en cours. La phase de la restauration du site sera bouclée fin 2017. L’aménagement de l’espace le sera une année plus tard.
Un restaurant sera ouvert au rez-de-chaussée de l’église. A l’étage, un espace sera ouvert au profit des étudiants de l’école des beaux-arts située juste en face de l’église. Des espaces de conférences, de concerts,… seront également aménagés.
Le budget alloué pour ce chantier est de 25 MDH, soit la moitié de ce qui a été prévu initialement. "Nous avons revu certaines composantes du projet pour diminuer les coûts", nous a confié l’architecte.
Ci-dessous, la vidéo de notre live du 7 février