L’étude Binoche et Giquello a transmis à Médias24 un communiqué annonçant l’annulation de la vente du squelette du reptile marin qui a été exporté illégalement en Europe.

"Suite à l’entrevue qu’il a eue ce mercredi 1er mars avec Monsieur l’Ambassadeur du Maroc son excellence Chakib Benmoussa, Maître Alexandre Giquello, en accord avec le vendeur, a décidé de retirer de la vente le lot 51, un squelette de Zarafasaura Océanis proposé aux enchères le 7 mars".

"J’ai été heureux de pouvoir conclure un accord en bonne intelligence avec le gouvernement marocain", a déclaré le commissaire-priseur à l’issue de sa rencontre ce matin avec l’ambassadeur du Maroc.

Selon la maison de ventes, la décision volontaire de Maître Giquello de retirer cette pièce, intervient malgré "l’absence de textes réglementaires", comme le souligne l'APPGM (Association pour la protection du patrimoine géologique du Maroc) dans une déclaration faite à l’AFP le 28 février 2017.

En accord avec le Royaume du Maroc, le Zarafassaura Océanis sera exposé au public à Drouot du 4 au 7 mars, aux côtés des 50 lots constituant cette vente d’histoire naturelle, parmi lesquels un imposant crâne de Triceratops, un squelette du reptile volant le Ptéranodon longiceps, des fossiles d’espèces disparues ainsi qu’un ensemble de météorites.

Rappelons que l’information de l’annulation de cette vente a été révélée en premier par notre confrère Yabiladi qui a réussi à joindre maître Giquello après sa rencontre avec l’ambassadeur. 

A ce stade, il est difficile de connaître les termes de l'accord entre le Maroc d'un côté, Drouot et le vendeur de l'autre. Cependant, il est à rappeler que la pratique internationale consiste à payer au vendeur dont la bonne foi est prouvée, au moins le montant qu'il a lui-même déboursé.

Il n'est donc pas à écarter que le Maroc se soit porté lui-même acquéreur du squelette de plésiosaure.

Il reste maintenant à mettre de l'ordre dans la gestion du patrimoine géologique marocain.