Le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, qui présentait, dimanche 12 mars à Errachidia, le bilan de la réforme du système judiciaire, a rappelé que la stratégie élaborée par son département a porté sur trois fondements: des édifices adaptés et aptes à rendre service au citoyen, des ressources humaines suffisantes et compétentes et une justice indépendante, intègre et efficiente.

Quant au premier axe, le ministre a indiqué que l'action menée à cet effet s'est basée sur un inventaire général de l'état des lieux des édifices des tribunaux, mené en 2012, ajoutant qu'il a été également procédé à la catégorisation de l'ensemble des dépendances des juridictions selon la taille de la juridiction en termes du nombre d'affaires actuelles et futures, de manière à répondre aux besoins de la justice selon des normes modernes.

Selon le ministre, il a été également procédé à la mise en place d'un programme visant à améliorer l'état de tous les tribunaux dont l'état est jugé inadapté ou moyen à l'horizon de 2018.

Concernant l'axe ciblant les ressources humaines, le ministre a insisté sur l’importance de la spécialisation et de la formation continue qui constitue "la clé du succès". S'agissant de leur mise à niveau, la priorité a été donnée sur la garantie de la transparence et de l'honnêteté des concours de recrutement et l'amélioration des procédures de sélection des responsables de l'ensemble des services administratifs.

M. Ramid a également évoqué les réalisations accomplies en vue de garantir l'indépendance de la justice notamment en ce qui concerne l'adoption définitive des lois organiques relatives au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et au statut des magistrats.

Au registre de la garantie de l'intégrité de la justice, il a indiqué que les actions incitatives ont porté, entre autres, sur l'augmentation des salaires et l'octroi d'indemnités au profit du personnel.

Evoquant le volet de la moralisation de la vie publique surtout "l'accélération" de l'instruction des affaires des crimes financiers et économiques, le ministre a fait savoir que l'un des principaux chantiers ouverts à cet égard consiste en l'examen, avec les parties concernées, de la possibilité de soumettre directement au Parquet général les infractions à caractère pénal relevées par les juges de la Cour des comptes, sans passer par le ministère de la Justice et l'enquête de la police judiciaire.

(Avec MAP)