Khalid Masood vivait depuis peu dans les West Midlands, dans le centre de l'Angleterre, et "ne faisait l'objet d'aucune enquête en cours", mais avait été inculpé à plusieurs reprises notamment pour "possession d'armes", a précisé la police métropolitaine dans un communiqué.
"C'est vraiment horrible", "ce qui s'est passé peut arriver à tout le monde": au lycée Saint-Joseph de Concarneau (Finistère), l'effroi dominait jeudi 23 mars parmi les élèves, dont trois camarades en voyage scolaire à Londres ont été blessés dans l'attaque de Westminster.
"J'ai pas les mots pour dire ce que je ressens", ajoute Chloé, lycéenne en terminale littéraire, peu avant d'entrer dans l'établissement à 08H00. "J'ai eu une fille au téléphone qui était là-bas. Elle était en pleurs et vraiment choquée. Ils sont choqués. Vraiment tous choqués. Moi aussi. J'ai eu la peur de ma vie", assure la jeune fille.
"Il y avait des amis dans le groupe, donc on a eu hyper peur", raconte un peu plus loin Victoire, élève de Première S. "On a hâte qu'ils rentrent. On les a eus au téléphone et ils nous ont dit qu'ils avaient hâte de rentrer", dit-elle, soulagée toutefois que le pronostic vital des trois blessés ne soit pas engagé, comme l'avait indiqué déjà la veille un responsable de la préfecture.
Ces trois élèves, qui ont été hospitalisés, faisaient partie d'un groupe de 92 jeunes en voyage scolaire à Londres. Le groupe, à l'exclusion des trois blessés, sera rapatrié jeudi, a annoncé la secrétaire d’Etat chargée de l'Aide aux victimes Juliette Méadel. Dans la journée, certains élèves devaient être entendus ou ré-entendus par la police britannique.
Une cellule de soutien aux victimes, composée notamment de pédopsychiatres et de psychologues, sera activée dès le retour des élèves en Bretagne.
A Concarneau, une cellule psychologique a aussi été mise en place jeudi matin dans l'établissement privé qui accueille près de 1.000 élèves et où se sont rendus jeudi le maire de la ville, André Fidelin, le préfet du Finistère, Pascal Lelarge, ainsi que l'évêque de Quimper, Mgr Laurent Dognin, qui voulait "soutenir" les élèves, a-t-il dit l'AFP.
Les jihadistes de Da'ech ont revendiqué jeudi l'attentat qui a fait trois morts, outre l'assaillant, devant le Parlement britannique à Londres. La police britannique a arrêté huit personnes dans la matinée.
(Avec AFP)