La large contestation populaire que connaît le Venezuela est le résultat de la détérioration profonde de la situation politique, économique et sociale dans le pays, souligne le ministère. Cette situation est sans commune mesure avec les ressources importantes en hydrocarbures dont dispose le pays, et qui restent, malheureusement, accaparées par une oligarchie minoritaire au pouvoir.
Les citoyens vénézuéliens se trouvent privés de leurs droits humains les plus élémentaires à la médication, à l’alimentation, à l’accès à l’eau potable et aux services sociaux de base, relève le ministère.
Le Royaume du Maroc condamne vigoureusement la violation des droits politiques, économiques et sociaux dans ce pays et appelle le gouvernement vénézuélien à une gestion pacifique de cette crise et au respect de ses obligations internationales.
Rappelons que l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, a remis sèchement l’ambassadeur du Venezuela à sa place lors d’une discussion mardi 18 avril au siège de l’ONU sur le financement des Objectifs de développement durable (ODD).
Récidivant dans sa croisade idéologico-politique contre le Maroc, le représentant du Venezuela avait demandé que la réalisation des ODD s’accomplisse en prenant en considération les territoires occupés, tels la Palestine et le Sahara marocain.
Dans sa réponse, M. Hilale a précisé que le Maroc n’a pas attendu l’adoption des ODD pour lancer un modèle de développement durable au Sahara avec une enveloppe budgétaire de 7 milliards de dollars, ajoutant que le taux d’investissement dans cette région lui assure un développement durable avec l’inclusivité et la participation de toutes les composantes de sa population. "Ce qui n’est pas le cas pour le Venezuela, la dernière dictature de l’Amérique latine".
(Avec MAP)