Les espaces oasiens dans la région de Drâa-Tafilalet vivent une situation de crise due notamment au recul des potentialités hydriques et à l’altération des structures sociales traditionnelles.

S’exprimant mardi 2 mai lors d'un congrès international à Ouarzazate, les participants ont indiqué que le nombre des khettaras (technique traditionnelle d’irrigation à partir des eaux souterraines) a chuté ces dernières décennies dans les oasis du Tafilalet en passant de 500 à 250 khettaras.

Les effets de cette dégradation touchent de plein fouet le système hydraulique autant dans ses composantes matérielles qu’immatérielles, en mal de devenir face aux changements globaux induits par la mondialisation, l’urbanisation, l’émigration et l’effritement des structures sociales, a estimé l’enseignant-chercheur à l’université Ibn Zohr d’Agadir, Lakbir Ouhajou.

Soulignant l’importance du patrimoine hydraulique dans le développement territorial des oasis de Drâa-Tafilalet, le panéliste a fait savoir que la répartition des ressources hydriques dans la région obéit à des critères bien définis qui tiennent compte surtout de la superficie des terres agricoles que possède chaque paysan et du potentiel existant des eaux d’irrigation.

(Avec MAP)