Le 8 juin, le royaume saoudien, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient publié une première version de la liste répertoriant 59 personnes et 12 entités "liées au Qatar", les accusant d'extrémisme et de terrorisme. Doha avait rejeté ces accusations.

Cette liste noire compte désormais près de 90 noms. Ce nouveau développement intervient alors que les efforts de médiation et de bons offices entrepris par plusieurs pays n'ont pas réussi à contenir la crise qui secoue la région du Golfe.

Lundi 24 juillet, après une tournée régionale, le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé qu'il faudrait du temps pour sortir de l'impasse.

Depuis le 5 juin, l'Arabie et ses alliés ont rompu toute relation avec Doha qu'ils accusent de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l'Iran, grand rival de Riyad.

Dans un communiqué commun publié par l'agence de presse officielle saoudienne SPA, les quatre pays ont classé comme "terroristes" neuf organisations caritatives et médias ainsi que neuf individus qui, selon eux, sont "directement ou indirectement liés aux autorités qataries".

Voici la liste des individus:

Voici la liste des entités:

Selon l'Agence saoudienne, "les trois Qataris et le Koweïtien sur la liste contribuent à la collecte de fonds pour soutenir le front al-Nusra et d'autres milices terroristes en Syrie".

"Les trois Yéménites et les trois organisations au Yémen ont soutenu Al-Qaïda et ont mené des actions en son nom, en utilisant des fonds importants provenant d'organismes de bienfaisance du Qatar".

"Les deux individus libyens ainsi que les six entités terroristes libyennes ont un lien avec des groupes terroristes en Libye, et ont reçu un soutien financier substantiel des autorités qatariennes. Ils ont joué un rôle important dans la propagation du chaos en Libye", poursuit SPA.