"Le Maroc est le seul pays à ne pas voir une partie de son territoire servir de 'maquis' pour les groupes jihadistes", déclare le rapport.

Les explications varient. Selon cette organisation, "le Maroc a déployé un vaste réseau de sécurité à travers le pays; les frontières marocaines sont très bien gardées; et Rabat a renforcé sa loi contre le terrorisme en 2003, en ajoutant des dispositions pour sanctionner les 'combattants' étrangers (des peines de prison allant jusqu’à 15 ans, ainsi que de lourdes amendes)".

"Depuis l’attaque qui a eu lieu à Casablanca en 2003, le Royaume a amélioré ses services policiers et ses services de renseignement. Et depuis 2014, – en réponse à la fois à l'émergence de D’aech et à la dégradation de la la situation en Libye – le Maroc a déployé des patrouilles conjointes de l'armée, de la gendarmerie et de la police, appelées 'Hadar' dans de nombreux endroits sensibles du pays", explique l’Institut.

The international Crisis Group revient également dans son rapport sur la Création du Bcij. "L'approche préventive du Maroc orientée vers la sécurité a abouti en mars 2015 à la création d'une nouvelle agence gouvernementale: le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), qui lutte contre le terrorisme et les crimes transnationaux".

"Le BCIJ qui, contrairement à d'autres agences de sécurité, communique souvent sur ses activités dans les médias, déclare avoir démantelé plus de 40 cellules terroristes au cours de 2015 et 2016. Parmi, elles, de petites cellules (trois à neuf membres) qui travaillaient principalement dans le recrutement de terroristes, et qui préparaient des attaques au Maroc", dit l’organisation.

"Le FBI marocain' (BCIJ) a également contribué à la capture de plusieurs suspects de terrorisme en Europe, y compris les auteurs des attaques menées en novembre 2015 à Paris". Le renseignement marocain a donc joué un rôle important dans la prévention des attentats en Europe. 

Par ailleurs, l’organisation précise que les cinq dernières années ont connu plus de guerres, plus de personnes tuées, et les civils sont de plus en plus ciblés.

Elle estime que "près de 126.059 personnes ont été tuées dans des conflits en 2014, le plus grand nombre annuel de décès depuis le génocide rwandais en 1994", et que "plus de 65 millions de personnes dans le monde sont maintenant déplacées en raison des conflits".

Elle indique enfin que "la majorité des réfugiés du monde proviennent de trois pays dévastés par la guerre: la Syrie, l'Afghanistan et la Somalie".