Les propos du président américain signent une nette escalade dans la rhétorique de Washington face aux programmes balistique et nucléaire nord-coréens, qui ont valu à Pyongyang une septième volée de sanctions de l'ONU le weekend dernier.
Ces déclarations semblent aussi faire écho aux menaces régulièrement proférées par le Nord, qui a par exemple menacé lundi 7 août de transformer Séoul en "mer de flammes".
"La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les Etats-Unis", a lancé mardi 8 août le président américain dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances.
Les menaces, si elles continuaient, "se heurteront au feu et à la colère, comme le monde ne l'a jamais vu jusqu'ici".
Ces propos tranchent singulièrement avec les assurances récentes du secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, selon lesquelles Washington ne cherche pas la chute du régime nord-coréen.
Le Nord a surenchéri quelques heures après, annonçant envisager des tirs de missiles près des installations militaires des Etats-Unis sur l'île de Guam, dans le Pacifique.
Une fois finalisé, ce projet pourrait être mis en œuvre "à tout moment", dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un l'aura décidé, a rapporté l'agence officielle KCNA, qui cite un communiqué de l'armée.
Cette île reculée de quelque 550 km2 est un avant-poste clé pour les forces américaines, stratégiquement situé entre la péninsule coréenne et la mer de Chine méridionale. Environ 6.000 soldats y sont déployés, notamment sur la base aérienne Anderson et la base navale Guam.
(Avec AFP)