Au plan pénal, il est placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour “violences aggravées“, suite à la rixe qui l’a opposée au responsable socialiste Boris Faure. Les faits se sont déroulés mercredi 30 aout rue de Broca dans le 5e arrondissement de Paris.

Tous les témoignages convergent vers une discussion entre les deux hommes, qui a tourné à l’altercation, se terminant par deux coups de casque de moto assénés par le député LREM.

Entre les deux hommes, il existe une forte inimitié depuis au moins une année. Boris Faure est 1er secrétaire fédéral de la Fédération des Français de l'étranger du Parti socialiste. Le 25 mai 2017, il avait notamment publié sur son blog, un violent texte où il s’en prenait à M’jid El Guerrab, qualifié “d’opportuniste ordinaire“. L’article se présente comme une volonté de dénoncer “l’absence d’éthique et la duplicité politique“ et appelle à ne pas voter pour M’Jid El Guerrab au cours des récentes législatives. El Guerrab a obtenu en fait une assez large victoire. La principale accusation porte sur le nomadisme opportuniste d’un candidat qui jusqu’à novembre 2016, faisait encore partie du PS.

Donc, ce mercredi 30 aout, El Guerrab et Faure se croisent par hasard et entament une discussion qui vire aux accusations réciproques.

El Guerrab reproche à Faure sa violence verbale, non seulement dans le texte publié sur son blog, mais également dans des textos qu’il lui a adressés.

Le ton monte et Faure lance une phrase qui démonte El Guerrab. Les versions divergent : l’accuse-t-il de “sale arabe“? Ou de “communautariste de merde“ ?

Quels que soient les faits générateurs, l’agression et la violence à coups de casque ne fait pas de doute, selon tous les témoins qui se sont prononcés. Boris Faure a été admis à l’hôpital, en réanimation, puis opéré d’urgence d’un hématome crânien, selon les médias français.

LREM a publié un communiqué qui prend une certaine distance avec El Guerrab et insiste sur sa condamnation de la violence sous toutes ses formes, n’excluant pas des sanctions disciplinaires.

El Guerrab ne pouvait pas faire jouer son immunité parlementaire : celle-ci tombe dès qu’il s’agit de flagrant délit. Il se retrouve face à deux procédures: judiciaire et celle de son parti. Sans compter l’opinion publique.