Le jihadiste présumé, H. M., âgé de 39 ans, était membre du PP et était employé comme aide-éducateur au centre social des jeunes délinquants de Mélilia depuis plusieurs années.
Selon le maire de la ville, Juan José Imbroda qui s’exprimait devant la presse espagnole, “l’homme ne se serait pas rendu à son travail depuis une année et une fois retourné cet été, il a pris un congé“. L’homme est un Espagnol d’origine marocaine. La presse de Melilia révèle ce vendredi matin que l’homme avait été repéré pour sa radicalisation depuis au moins deux ans.
Le maire de Mélilia qui est également le patron du PP local dirigé par Mariano Rajoy au niveau national, a indiqué que l’homme n’avait pas payé ses cotisations au parti depuis trois ans et ne participait plus aux activités partisanes. Mais son nom était maintenu sur les listes des sympathisants. Le jihadiste qui a été radié de son emploi cette semaine, devrait être radié des listes du PP dans les prochains jours.
Alertes terroristes record en 2017
Mélilia a connu 27 opérations anti-terroristes depuis 2012 mais le tiers se sont déroulées depuis seulement janvier 2017. Dans l’affaire de cette semaine, l’homme, H. M., se serait rapidement radicalisé, avant de recruter des militants jihadistes et d’organiser entraînements de nuit et simulations d’attaques et de meurtres.
Outre ce jihadiste présumé, cinq autres membres de la cellule ont été arrêtés côté marocain mercredi à l’aube. A Mélilia où des perquisitions ont eu lieu mercredi dès 5 heures du matin dans des immeubles des rues Garcia Cabrelles et Odiel et au quartier périphérique de Monté Maria Christina, les partis politiques, PP, PSOE et la Coalition pour Mélilia (CpM, opposition, musulman), saluent l’efficacité de la coopération maroco-espagnole.
Le PSOE demande également des explications sur le processus de recrutement du jihadiste présumé qui était employé dans un centre social de la ville géré par une entité privée.
Les socialistes demandent une enquête sur les contacts qu’auraient pu avoir le recruteur de la cellule avec d’autres jeunes du centre social pour jeunes délinquants. Cette réaction provoque déjà une violente polémique.
Jeudi le responsable des Affaires sociales à la municipalité de la ville Daniel Ventura a indiqué qu’il “est impossible de recruter ou de radicaliser des jeunes du centre social pour jeunes délinquants“, fustigeant l’utilisation à des fins politiques de faits de terrorisme.
Daniel Ventura a indiqué que “l’aide-éducateur n’est jamais seul au centre et que si recrutement il y a eu, ce fut à l’extérieur“. Le jihadiste présumé arrêté mercredi, H. M., est présenté devant le juge ce vendredi 8 septembre.