"Le suicide intervient à n’importe quel moment de la vie et était la 2e cause de mortalité chez les 15-29 ans dans le monde en 2015", ajoute l'organisation.

"Le suicide n’est pas le seul fait des pays à revenu élevé, c’est un phénomène mondial". En fait, plus de 78% des suicides sont survenus dans des pays à revenu faible ou intermédiaire en 2015.

Les personnes exposées? Si le lien entre suicide et troubles mentaux (en particulier la dépression et les troubles liés à l’usage de l’alcool) est bien établi dans les pays à revenu élevé, de nombreux suicides ont lieu de manière impulsive dans un moment de crise et de défaillance de l’aptitude à faire face aux stress de la vie, tels que les problèmes financiers, une rupture, une maladie ou une douleur chronique.

De plus, les conflits, les catastrophes, la violence, la maltraitance ou un deuil et un sentiment d’isolement sont fortement associés au comportement suicidaire.

Les taux de suicides sont également élevés dans les groupes vulnérables confrontés à la discrimination, tels que les réfugiés et les migrants, les populations autochtones, et les prisonniers…

Les méthodes utilisées? "On estime que près de 30% des suicides dans le monde sont dus à l’intoxication par les pesticides, pour la plupart dans les zones agricoles ou rurales de pays à revenu faible ou intermédiaire", explique l'OMS.

Parmi les autres méthodes communément utilisées figurent la pendaison et les armes à feu.

Dans la région africaine de l’OMS, le taux de suicide était, d’après les dernières estimations disponibles, proche de la moyenne mondiale de 11,4 pour 100.000 habitants en 2012.

Au Maroc, toujours selon les derniers chiffres de 2012, 1.628 cas de suicide ont été enregistrés, soit une évolution de 97,8% entre 2000 et 2012.