Carles Puigdemont a été sommé par le gouvernement espagnol de "clarifier" la déclaration unilatérale d'indépendance qu'il avait suspendue aussitôt après l'avoir annoncée mardi 10 octobre.
Si jeudi il n'a pas fait marche arrière, Madrid annoncera les mesures nécessaires pour suspendre l'autonomie de cette région de 7,5 millions d'habitants, un acte inédit depuis le rétablissement de la démocratie en Espagne et susceptible de mettre le feu aux poudres.
Depuis cet ultimatum, le leader séparatiste est pris entre d'un côté les milieux d'affaires qui prédisent une "catastrophe" en cas de divorce avec Madrid et commencent à fuir la région et, de l'autre, la frange la plus dure des indépendantistes qui réclame un passage en force pour mettre en œuvre dès maintenant le processus d'indépendance. Et ce en s'appuyant sur les résultats du référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre.
"Nous ne serons capables de respecter ce que la majorité a exprimé dans les urnes qu'à travers une proclamation de la république", a averti vendredi dans une lettre ouverte la CUP, allié d'extrême gauche de l'exécutif catalan, dont certains membres s'étaient sentis "trahis" par le discours ambigu de M. Puigdemont mardi.
(Avec AFP)