Un parlementaire coûte à l'Etat près de 35 millions de DH par an, "un coût en déça des moyens nécessaires pour performer", a déploré M. El Malki, rappelant les charges des députés, notamment la cotisation de 2.900 DH par mois, au profit de la Caisse nationale de retraite et d'assurance (CNRA). 

Interrogé sur l'absentéisme des parlementaires, M. El Malki a défendu ses députés, relevant une "baisse du taux d'absentéisme". "L'institution législative a toujours été cible d'acharnement. La liste des députés absentéistes est disponible sur le site de la Chambre", a-t-il souligné.

Relevant le dossier des retraites, le président de la première Chambre a expliqué que "l'article 4 (1993) n'a pas été respecté. Ce dernier stipule une révision régulière du régime de retraite et la prise de mesures pour combler un éventuel manque, à travers l'augmentation des cotisations par exemple", déplore encore M. El Malki.

En 2011, la nouvelle Constitution a apporté un nombre de changements, notamment la baisse du nombre des conseillers de 270 à 120, d'où la baisse des cotisations", a-t-il ajouté.
 

"A ce stade, le dossier est entre les mains du bureau de la première Chambre, qui n'a pas décidé de le soumettre à la Cour des comptes", a-t-il conclu.

Lors de son passage dans l'émission, le président du conseil national de l'USFP n'a pas manqué de louer la légitimité du secrétaire général de son parti, Driss Lachgar, ainsi que la démarche "démocratique" de l'USFP, une "exception" au Maroc, selon lui.

Revenant sur les derniers propos du ministre algérien des AE à l'encontre du Maroc, Habib El Malki a déploré une "sortie ridicule". "Le timing n'est pas fortuit", a-t-il insisté, rappelant la tournée de l'envoyé spécial de l'ONU pour la Sahara et sa visite "réussie" au Maroc, ainsi que les négociations en cours avec l'Union européenne sur l'accord agricole. 

"Le régime algérien a perdu la raison", a dit M. El Malki, saluant par ailleurs la réaction marocaine à cet incident diplomatique.