Dix ans après la crise financières, l’accord sur les nouvelles règles bancaires vient d’être annoncé, le jeudi 7 décembre, à l’issue de longues négociations, par les principaux organes de supervision du secteur bancaire à travers le monde qui se sont mis d’accord sur une harmonisation des règles prudentielles dans le cadre dit Bâle III, indique l’agence de presse Thomson Reuters (Francfort) dans son article.
Ces nouvelles règles sont censées renforcer la solidité du système financier mondial après la crise financière de 2007-2009.
Dans ce cadre là, des nouvelles modalités ont été décidées par le comité. Il s’agit notamment d’un compromis sur un plancher de fonds propres qui prévoit que le résultat obtenu par la méthode interne ne pourra pas être inférieur à 72,5 % de ce qu'aurait donné la méthode standard (prédéfinis par le régulateur). Ce nouveau seuil a été décidé afin de faire converger les méthodes standard et interne. Il sera mis en application progressivement jusqu’à 2027, avec une première étape à 50% à compter de 2022, indique le rapport des réformes post-crise finalisé par le comité
‘’L‘objectif de ces nouvelles règles est de faire en sorte que les banques disposent de suffisamment de fonds propres pour éviter d‘avoir à solliciter le renfort de l‘argent du contribuable en cas de nouvelle crise’’, indique la même source.
‘’Durant les négociations, les régulateurs américains avaient plaidé pour un niveau minimum de fonds propres à 75% de l‘exigence standard, quand les Européens militaient pour 70% en mettant en avant la qualité de leurs modèles internes. Les banques américaines estimaient avoir accompli plus d‘efforts que les européennes pour renforcer leurs fonds propres après la crise’’, selon la même source.