Un placement additionnel de 5 milliards de DH en 2018, les obligations privilégiées
Pour l’année 2018, «nous allons continuer sur la même stratégie qu’en 2017, c’est-à-dire que nous continuerons à privilégier le placement obligataire pour équilibrer le portefeuille et converger vers l’allocation stratégique cible mais cela n’exclut pas que nous fassions des opérations sur les actions, nous restons assez opportunistes», nous explique Khalid Cheddadi.
Ainsi, le PDG de la CIMR table sur un placement additionnel de 5 MMDH en 2018, "sans compter les arbitrages qui peuvent être effectués entre les différentes classes d’actifs".
Notons qu’à ce jour, la valeur de marché du portefeuille de la CIMR s’élève à 60 MMDH.
La composition détaiullée de ce portefeuille n’est pas publique, M. Cheddadi explique qu’«il n’est pas opportun de le diffuser au grand public parce que cela peut gêner quelques opérations».
"Pour ces placements, nous faisons une allocation stratégique d’actifs. Il s’agit de la répartition du portefeuille d’investissements sur les différents segments du marché financier», rappelle Khalid Cheddadi.
«Cette étude d’allocation stratégique est importante parce qu’elle détermine à la fois le risque du portefeuille et son rendement espéré » ajoute-t-il.
Comme pour toute caisse de retraite ou épargne publique, la stratégie d’investissement se traduit par la réalisation d’un équilibre entre le risque et le rendement du portefeuille.
«Nous ne devons pas nous mettre en danger, nous ne sommes pas là pour jouer avec l’argent des retraités», a-t-il rappelé.
L’une des règles mises en place par la CIMR est d'avoir comme objectif un minimum de rendement de 6% dans le portefeuille.
«L’objectif est de réaliser une répartition stratégique de 45% en actions, 45% en obligations, 5% en infrastructure et 5% en immobilier».
Deux types de gestion des placements
S’agissant de la gestion des placements actions de la caisse, le PDG nous explique qu’il existe deux types de gestion: une gestion directe réalisée par la CIMR pour les "grosses" lignes qui ne nécessitent pas d’arbitrage quotidien, dont la performance est de 11,62% en 2017, et une gestion déléguée aux Sociétés d'Investissement à Capital Variable (SICAV) dont la performance s’établit à 11,63% en 2017.
Quant aux obligations, la performance réalisée est de 3%.
Il est à noter que 10% des actions sont gérées par des SICAV et 90% sont gérées en direct par la caisse. Quant aux obligations, celles-ci sont entièrement gérées par délégation (SICAV). Dans ce cas, «nous intervenons pour fixer les grandes lignes et valider la stratégie proposée par les gestionnaires», affirme notre source.
Cheddadi, optimiste pour le reste
Par ailleurs, sur le plan macroéconomique, M. Cheddadi reste optimiste et pense que nous assisterons à une bonne reprise de l’activité suite à la reprise mondiale qui se confirme et à la mise en place du nouveau gouvernement.
«L’année 2018 va être plus claire et je pense que ce nouveau gouvernement va pouvoir déployer sa stratégie et nous assisterons à une reprise des grands projets», rassure le PDG de la CIMR.