L’impact des pluies est psychologique mais également économique. L’amélioration des revenus du monde rural générée par le Plan Maroc Vert depuis une dizaine d’années, a donné un poids économique non négligeable à ces populations.

Dans sa conférence de presse du mercredi 10 janvier, Ahmed Lahlimi, Haut-commissaire au Plan, prévoit pour le monde rural, “une reprise relative de l’emploi après 3 années de baisses successives“, accompagnée d’“une réduction du déficit chronique de la balance commerciale agricole, d’une reconstitution de la trésorerie des agriculteurs et d’une augmentation des crédits agricoles à l’équipement“.

L’amélioration de la pluviométrie conforte les hypothèses de la Loi de Finances 2018, confirmant le mot de Lyautey: “au Maroc, gouverner, c’est pleuvoir“.

La Loi de Finances 2018 a été bâtie sur les hypothèses suivantes:

-taux de croissance: 3,2%

-déficit budgétaire: 3%

-la tonne de gaz à 380 dollars

-dons des pays du Golfe: 6 MMDH, reliquat des 5 MM de dollars de dons sur 5 ans, prévus dans l’accord. Cet accord est renouvelable. Malgré la crise et les tensions dans la région, le Maroc est parvenu à garder de bonnes relations avec tous les protagonistes.

-campagne céréalière: 70 millions de quintaux.

Les 70 millions de quintaux de céréales ne semblent plus hors de portée.

Une interrogation demeure: les prix des hydrocarbures. Vendredi 12 janvier, le baril cotait 63 à 64 dollars, au-dessus des hypothèses marocaines.