La dernière étude du «Washington Institute» intitulée «The others: Foreign fighters in Libya», qui décortique la trajectoire des combattants étrangers en Libye, insiste sur la menace qu’ils représentent dans les années à venir pour l’Afrique et l’Europe dont ils sont originaires en grande majorité.
Se basant sur des chiffres non sourcés, elle avance que les Marocains seraient entre 58 et 300, les Tunisiens entre 625 et 1500 et les Algériens environ 130. Il y aurait également 1.000 femmes originaires de Tunisie, Tchad, Australie, Belgique, Égypte, Érythrée, France, Kenya, Maroc, Niger, Sénégal, Somalie, Soudan, Syrie …
Le plus grand danger pour le Maroc viendrait d’une partie de ses ressortissants qui se présentent comme des migrants économiques bloqués dans ce pays. L’étude appelle les services de sécurité marocains à identifier les éléments menaçants pour la stabilité du Royaume avant de les rapatrier.
Selon l’auteur Aaron Y. Zeli, la Libye est devenue, aujourd’hui, le 4ème centre mondial de combattants étrangers après la Syrie en guerre, le djihad afghan des années 80 et la guerre en Irak en 2003.
Arrivés en 2011, ces djihadistes issus principalement de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, d’Egypte et du Mali se sont joints aux groupes locaux nationalistes ou religieux pour combattre le régime de Kadhafi.