Le Maroc poursuit sa progression dans le classement mondial de Paying taxes. Il se situe à la 25ème place sur 189 pays, récoltant ainsi 16 places par rapport au classement 2017, où il se classait 41ème.

L’année dernière également, il avait gagné 21 rangs d’un seul coup.

«Les améliorations substantielles des plateformes en ligne au Maroc pour remplir et déclarer ses impôts, ont permis de réduire le nombre d’heures passées à effectuer ces démarches. L’intégration de la plateforme fiscale avec un logiciel de comptabilité a permis aux contribuables d’examiner en temps réel toutes les données de leur statut fiscal, améliorant ainsi l’efficacité et la flexibilité», souligne PWC.

De plus, Paying taxes 2018 met en avant d’autres données. Par exemple, le taux total d’imposition et de contribution au Maroc, par rapport au niveau africain, est de 25,1% pour l’impôt sur les bénéfices, 23,3% pour la fiscalité du travail et 1,4% pour les autres taxes.

De même, le nombre d’heures passées à remplir l’impôt sur les sociétés est de 48 heures, contre 33 heures pour la fiscalité du travail et 74 autres pour l’impôt à la consommation, soit un total de 155 heures. Un résultat bien en-dessous de la moyenne africaine, qui est de 285 heures.

Comme dans l’édition 2017, le Qatar et les Emirats arabes unis arrachent la première place du classement, suivis de Hong Kong et de l’Irlande. En revanche, le Venezuela (189), le Tchad (188) et la République centrafricaine (187) occupent les trois derniers rangs. À l'échelle du Maghreb, la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie et la Libye occupent respectivement la 179e , 157e, 140e et 128e place.

Réalisée conjointement par PwC et la Banque Mondiale, cette 12ème édition du classement permet, grâce à l’étude de cas d’entreprises provenant du monde entier, d’évaluer la complexité de la gestion de la fiscalité à travers 190 économies.

Grâce à un outil interactif dédié, il est possible de comparer 190 pays à travers le monde. L’objectif est de pouvoir suivre l’évolution des systèmes fiscaux à l’échelle mondiale, et d’appréhender le niveau de maturité des pays, face aux défis croissants liés à la simplification et à l’allègement des contraintes fiscales pour les entreprises, souligne PWC.