Il s'agit, au Maroc, du Parti authenticité et modernité (PAM), du parti tunisien Al Joumhouri et du Parti national libyen (PNL).
Selon les quatre partis, cités par TSA "cette initiative est à la fois dictée par des exigences historiques et des considérations politiques, dont les implications géopolitiques sont de plus en plus pressantes".
Les partis visent à donner "un cadre crédible, opérationnel et adapté à la situation des quatre pays d’Afrique du nord afin de dépasser les fragmentations de leurs potentiels politiques et économiques qui figent le sous-continent nord-africain dans l’immobilisme et les menaces de régression, voire de déstabilisation", expliquent différents médias algériens.
Les partis prévoient également de se retrouver chaque année dans un des pays concernés afin d’évaluer l’état d'avancement de cette initiative.
Dans un entretien avec TSA, Mohcine Belabbas, président du parti algérien RCD explique que "plusieurs questions doivent être prises en charge rapidement. Les relations entre ces pays sont en panne. Nous constatons un statut quo, alors qu'il y a beaucoup de problèmes qui doivent être réglés".
M. Belabbas prend comme exemple: les échanges commerciaux, la liberté de circulation, la sécurité au niveau des frontières et l'émigration clandestine.
S'agissant des frontières algéro-marocaines, le président du parti algérien déclare à TSA que "l’ouverture de ces frontières dépend en grande partie du gouvernement algérien".
"Un consensus pour leur réouverture existe chez les acteurs politiques algériens de l’opposition et même chez des diplomates algériens de renommée mondiale. Il suffit de lire les déclarations de Lakhdar Brahimi (ancien ministre algérien des Affaires étrangères) ou Halim Benatallah (ancien secrétaire d'Etat chargé de la Communauté algérienne à l'étranger) sur le sujet pour s’en rendre compte".
"Leur ouverture nécessite évidemment des pourparlers entre les dirigeants des deux pays afin d’asseoir une coopération sur leur sécurisation contre le banditisme et les trafics qui se sont d’ailleurs amplifiés avec cette fermeture", conclut-il.