Après avoir étalé les atouts du dossier marocain (distances, accessibilité, fuseaux horaires…), Hicham El Amrani revient sur la notation de la Task Force.
Selon lui, la note obtenue par le Maroc (2,7/5) n’est pas inquiétante. "L’objectif était de s’assurer qu’on est au-delà du score minimum de 2/5. Nous avons largement excédé ce score, et nous sommes presque à 3". M. El Amrani explique qu’il n’est pas surprenant que le dossier nord-américain ait obtenu une note supérieure à celle du Maroc (4/5), vu les infrastructures sportives dont disposent les trois pays (Canada, Mexique, USA).
Pour ce qui est du jour du vote (13 juin), M. El Amrani indique que le Maroc "compte sur le plus grand nombre de fédérations membres sur le continent africain (53). Mais bien évidemment, ce ne sera pas suffisant pour atteindre la majorité requise pour gagner le vote. Nous avons fait, depuis des mois maintenant, un travail intense de lobbying qui se poursuit jusqu’au 13 juin, avant le vote".
Concernant le tweet de Trump, Hicham El Amrani déclare à RFI qu’il "espère que la famille du football mondial pourra se concentrer sur le football plutôt que sur la politique, car si nous prenons en considération le football, le Maroc est le choix idéal pour la Coupe du monde 2026."
Lire aussi: Mondial 2026: Trump menace les pays qui soutiennent le Maroc
M. El Amrani est également revenu sur la décision de l’Afrique du Sud et du Libéria de soutenir United 2026: "Chaque fédération est souveraine par rapport à son choix", déclare-t-il.
"Notre rôle est de convaincre la grande majorité des fédérations, en Afrique, en Asie, en Europe et ailleurs", explique-t-il, ajoutant que "nous, ce que nous espérons, c’est qu’il n’y ait pas d’ingérence politique, que le football reste indépendant du monde politique et qu’on puisse, justement, sélectionner le pays qui représenterait le pays hôte idéal par rapport au Mondial".
Par ailleurs, "il est dans l’intérêt d’une grande majorité de pays africains que la Coupe du monde se déroule à leur porte pour des raisons non seulement sportives, mais également sociales et économiques. Donc nous sommes assez confiants de pouvoir recueillir une bonne partie des votes du continent africain", a-t-il noté.