Dans une rare incursion sur la scène politique, Mme Trump a dit "détester voir des enfants séparés de leur famille et espère que les deux camps du Congrès pourront enfin tomber d'accord pour faire aboutir une réforme réussie de l'immigration", a affirmé à CNN la directrice de la communication de la Première dame, Stephanie Grisham.
"Elle pense que nous devons être un pays qui respecte toutes les lois mais aussi un pays qui gouverne avec coeur", a-t-elle ajouté.
L'administration américaine a révélé vendredi 15 juin que sa nouvelle politique de tolérance zéro à la frontière avec le Mexique avait conduit depuis mi-avril 2.000 enfants à être séparés de leurs parents, arrêtés pour être entrés illégalement aux Etats-Unis.
Face au tollé, le président Trump a accusé les démocrates d'être responsables de cette situation et a réclamé, pour y mettre fin, une vaste réforme sur l'immigration qui patine depuis des mois au Congrès.
"Les démocrates peuvent apporter une solution à la séparation forcée des familles à la frontière en travaillant avec les républicains à une nouvelle loi, pour une fois", a-t-il encore tweeté samedi.
La Maison Blanche revendique ouvertement cette politique, sans en nier l'aspect dérangeant.
"Personne n'aime voir des bébés arrachés des mains de leur mère", a dit dimanche 17 juin une proche conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, sur la chaîne NBC.
L'opposition démocrate s'est révoltée contre ce qu'elle estime être une manipulation et une politique qui provoque le malaise jusque dans les rangs républicains.
"Ils appellent cela 'tolérance zéro' mais un meilleur nom est 'humanité zéro' et il n'y a absolument aucune logique pour cette politique", a déclaré le sénateur Jeff Merkley (Oregon), à la tête d'un groupe d'élus démocrates qui a visité la frontière.
"Il est totalement inacceptable de blesser des enfants et de les traumatiser afin d'envoyer un message politique à des adultes d'outre-mer", a-t-il ajouté.
Après avoir visité un supermarché transformé pour l'occasion en centre d'accueil pour 1.500 enfants de migrants, M. Merkley a affirmé que "blesser des enfants pour s'en servir de levier législatif est inacceptable". "C'est diabolique", a-t-il martelé.
(Avec AFP)