Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson (J & J) s’est vu condamner jeudi 12 juillet à verser 4,69 milliards de dollars de dommages dans un procès intenté par 22 femmes et leurs familles, qui accusaient un talc vendu par le groupe d’avoir provoqué les cancers dont elles avaient été victimes.

Les plaignantes affirmaient que l’utilisation du talc pour leur toilette intime avait provoqué des cancers des ovaires. "Depuis plus de quarante ans, Johnson & Johnson a dissimulé les preuves de la présence d’amiante dans ses produits", a accusé l'avocat représentant les victimes, Mark Lanier, dans un communiqué. 

"Nous espérons que ce verdict attirera l’attention du conseil d’administration de J & J et l’incitera à mieux informer la communauté médicale et le public du lien entre l’amiante, le talc et le cancer des ovaires", a-t-il poursuivi, en demandant au groupe pharmaceutique de retirer les produits concernés du marché.

(Avec agences)