Après les taxes douanières sur l'acier et l'aluminium, visant avant tout la Chine, qui ont mis le feu aux poudres, les Etats-Unis menacent de surtaxer les importations automobiles européennes, de sanctionner les pays qui commercent avec l'Iran et ont promis de limiter de manière drastique leurs achats de produits chinois.
Samedi 21 juillet à Buenos Aires, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a ratifié cette politique controversée, critiquée y compris par des alliés des Etats-Unis, lors du G20 des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, se rendra mercredi à Washington pour des pourparlers, mais pas question pour les pays européens d'accepter le diktat commercial des Etats-Unis.
"Pistolet sur la tempe"
"Nous refusons de négocier avec un pistolet sur la tempe. C'est aux Etats-Unis de faire un pas pour enclencher une désescalade, et arranger tout ça", a dit fermement à des journalistes le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire.
La veille, la chancelière allemande Angela Merkel avait assuré que L'Union européenne était "prête" à riposter à un éventuel relèvement par Washington de ses taxes sur les importations d'automobiles européennes.
La directrice du FMI, Christine Lagarde, a estimé que la guerre commerciale qui sévit depuis quelques mois pourrait réduire la croissance mondiale "de 0,5 point".
Représentant de la première puissance mondiale, Steven Mnuchin a monopolisé l'attention. Il a appelé la Chine et l'Union européenne à faire des concessions pour parvenir à une relation commerciale plus équilibrée, après les déclarations fracassantes de Donald Trump qui a traité d'"ennemis" commerciaux Pékin, Bruxelles et Moscou.
(Avec AFP)