Le Combating Terrorism Center (CTC) vient de livrer un aperçu sur le jihadisme en Afrique. A fin juillet 2018, le centre américain estime le nombre de jihadistes à environ 6.000 combattants de Da'ech, répartis dans neuf "cellules".

Quelque 3.500 jihadistes sont concentrés en Afrique de l'Ouest, 1.500 dans le Sinaï et 500 en Libye. 

Lorsque "Jund al-Khilafa" ont prêté allégeance à Da'ech en Algérie en septembre 2014, la première filiale de Da'ech en Afrique est née, soutient le CTC. Un mois plus tard, le "Islamic Shura Youth Council", une bande de 300 combattants de Libye, composée principalement de Libyens ayant combattu dans la brigade "Battar" pendant la guerre civile syrienne, lui a emboîté le pas. 

Du Nigeria à la Somalie, de la Tunisie à l'Egypte et de l'Algérie au Sahara, entre 2014 et 2016, plusieurs autres cellules de Da'ech ont émergé sur le continent africain.

Par ailleurs, le Combating Terrorisme Center s'inquiète d'une nouvelle "menace terroriste en Mauritanie".

"Il y a dix ans, le terrorisme était endémique en Mauritanie, mais il a ensuite cessé, grâce à une "bonne politique antiterroriste", estime le CTC. "Au lieu d’être une cible du terrorisme, la Mauritanie est plutôt devenue un nœud de l’activité passive jihadiste", poursuit la même source.

Le 8 mai 2018, Al-Qaida a publié un communiqué qui mentionnait spécifiquement la Mauritanie dans un appel à des attaques.

Aujourd'hui, après près d'une décennie, Al Qaida chercherait à réactiver ses réseaux mauritaniens. 

"Le communiqué du 8 mai 2018 laisse entrevoir la possibilité que ce qui a été le canal et le porte-parole des groupes jihadistes sahraouis et sahéliens pendant près d'une décennie pourrait redevenir un champ de bataille", conclut le CTC.