La Turquie a maintenu ce vendredi l'assignation à résidence d'un pasteur américain, en dépit de nouvelles menaces de sanctions des Etats-Unis qui ont mis à mal la livre turque et auxquelles Ankara a promis de répliquer.
Un tribunal d'Izmir (ouest de la Turquie) a rejeté un nouveau recours du pasteur Andrew Brunson, dont le sort est au coeur de l'une des plus graves crises diplomatiques entre Ankara et Washington, deux alliés au sein de l'Otan, depuis près d'un demi-siècle.
Cette décision survient au lendemain de nouvelles pressions américaines : le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a prévenu jeudi que Washington prendrait des sanctions supplémentaires si Ankara ne libérait pas le pasteur Brunson.
Ces menaces ont été balayées par Ankara vendredi. "Nous avons répliqué (aux sanctions américaines) en accord avec les règles de l'OMC et nous continuerons de le faire", a déclaré vendredi la ministre turque du Commerce, Ruhsar Pekcan, citée par l'agence étatique Anadolu.
Alors que la crise diplomatique ne montre aucun signe d'apaisement, la livre turque, qui a pourtant repris des couleurs cette semaine après une spectaculaire débâcle, piquait à nouveau du nez vendredi.
Vers 12h50 GMT, la devise turque perdait plus de 5% face au dollar, comparé à jeudi soir, repassant au-dessus de la barre des 6 livres pour un billet vert. Plus tôt dans la journée, elle est même tombée à 6,3468 livres pour un dollar.
(Avec AFP)