Ce débrayage de 24 heures, qui a débuté à 1h GMT à l'appel des syndicats allemands de pilotes, Cockpit, et de personnel navigant commercial, Verdi, a forcé la compagnie à annuler 150 vols depuis et vers l'Allemagne.
Ryanair, qui cette fois n'a pas fait appel à des pilotes étrangers en renfort, a proposé aux passagers de reporter gratuitement leurs réservations de mercredi à jeudi, vendredi, samedi ou dimanche.
Le mouvement allemand est un avant-goût du débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais, espagnols, néerlandais et belges.
Ces derniers ont déjà évoqué dans un communiqué commun la date du vendredi 28 septembre pour mener la "plus grande grève" de l'histoire de la compagnie irlandaise à bas coûts, confrontée depuis des mois à des débrayages récurrents de son personnel.
Au mois d'août, la compagnie a fait face à un vaste mouvement coordonné de son personnel dans cinq pays européens: 400 vols annulés en pleine période de vacances et plus de 55.000 passagers concernés.
Depuis, Ryanair a trouvé des accords en Irlande et en Italie, jugés toutefois insuffisants par les syndicats allemands qui lancent donc leur mouvement de protestation de leur côté.
La compagnie avait entamé en décembre un virage à 180 degrés en débutant un processus de dialogue avec les syndicats, qu'elle refusait catégoriquement jusque là.
Ryanair avait été contrainte de changer de politique à la suite d'un problème de planning de pilotes en septembre 2017 qui a entraîné un grave conflit social et l'annulation de 20.000 vols.
(Avec agences)