Alors que plusieurs Lions de l'Atlas traversent une période compliquée en club depuis le début de la saison, un joueur sort du lot: Fayçal Fajr.

Après quatre années passées en Espagne où il a porté les couleurs d'Elche, du Deportivo La Corogne et de Getafe, l'international marocain est revenu l'été dernier dans les rangs du SM Caen, un club où il a évolué entre 2011 et 2014.

Élu dans l'équipe type de la 5e et 8e journée de Ligue 1 concoctée par le journal français L’Équipe, ainsi que meilleur joueur du mois d’août et de septembre de Malherbe, le milieu de terrain de 30 ans a accordé une interview exclusive à Médias24 dans laquelle il s'est confié sur plusieurs sujets, dont les raisons de son retour en France et la prochaine double confrontation entre le Maroc et les Iles Comores.

– Médias24: Quelles sont les raisons de votre retour au sein du SM Caen ? Est-ce lié à des obligations familiales comme évoqué par plusieurs médias?

– Fayçal Fajr: Non pas du tout. J'avais toujours dans la tête l'idée de retourner en Ligue 1, malgré les bonnes saisons que j'ai faites en Liga. Ça m'a fait plaisir d'évoluer dans un championnat que j'avais envie de découvrir depuis tout jeune. C'était une bonne expérience de jouer contre les deux meilleurs clubs du monde, à savoir le Real Madrid et le FC Barcelone, sans oublier aussi d'autres bonnes équipes comme l'Atlético de Madrid.

Je voulais d'une part revenir en France, en Ligue 1, pour montrer ce dont je suis capable, parce que je n'ai pas eu vraiment la possibilité de le faire durant les années 2011-12. D'autre part, c'est sûr qu'il y a le côté familial qui compte, mais en aucun cas il n'a été l'unique raison de mon retour. Même loin, j'ai toujours été et je resterai toujours très attaché à ma famille. Après, ça fait toujours du bien d'être proche d'elle. Je suis aussi content d'être dans un bon club.

– N'avez-vous pas été approché par des clubs du Golfe avant de vous engager avec Malherbe ?

– J'ai eu des offres, notamment de la part de clubs du Golfe, mais j'ai toujours privilégié l'aspect sportif au financier. J'aime mon métier.

Je vis et respire le football 24 heures sur 24. Comme je l'ai dit précédemment, je voulais revenir en Ligue 1.

– Vous êtes devenu un titulaire indiscutable dès le premier match du championnat face au Paris Saint-Germain. Est-ce que vous vous attendiez à cela ? Sachant que plusieurs de vos coéquipiers en sélection sont en manque de temps de jeu avec leurs clubs respectifs…

– Je suis là pour jouer et apporter un plus. Avant de signer le contrat, j'ai eu le coach et les dirigeants assez souvent au téléphone, et leur discours m'a plu. Comme tout footballeur, j'ai envie de jouer tous les matches.

Je travaille dur à l'entrainement pour être titulaire chaque week-end.

-Quels sont vos objectifs pour cette saison, aussi bien sur le plan personnel que collectif ?

– Je ne me fixe aucun objectif particulier. Toutefois, j'espère faire de belles choses, cette saison, avec Caen. Il y a un bon groupe et un bon staff. Je souhaite également disputer le plus de matches possibles et je donnerai le meilleur de moi-même, comme toujours. Pour le reste, le plus important est simplement d'être en bonne santé.

-En parlant de l'équipe nationale, comment avez-vous vécu votre participation à la Coupe du monde 2018, en Russie ?

– Ce sont des choses qu'on rêve de vivre depuis tout petit. J'avais regardé la Coupe du monde 98. J'avais 9 ans à l'époque et je me rappelle très bien de cette édition. En tant que marocain, c'était quelque chose de magnifique, mais malheureusement on n'a pas eu de chance.

Pour revenir à la Coupe du monde en Russie, c'est difficile de décrire le sentiment qu'on a, quand on fait partie de la course. Ce sont des moments qui resteront gravés dans ma mémoire. J'ai encore les images en tête… Je les aurai toute ma vie.

– Le 8 septembre dernier, vous avez battu le Malawi par 3 buts à 0. Ne pensez-vous pas que vous auriez pu battre cette équipe avec un score plus large ?

– 3-0, c'est un score parfait. Le plus important pour moi est de gagner tous les matches.

-Comment voyez-vous la prochaine double confrontation contre les Iles Comores qui s'annonce décisive pour la qualification à la CAN 2019 ? Lors de leur dernier match, ils ont failli réaliser un exploit et ont fait trembler le champion en titre, le Cameroun (1-1).

-Il faut prendre les choses match par match et ne négliger aucune équipe. Aujourd'hui, il n'y a pas de rencontres faciles ou difficiles en football. On doit bien se préparer pour cette double opposition. Notre objectif est de gagner les deux matches, on va tout faire pour décrocher les six points.

-L'idée de remporter la prochaine CAN vous trotte-t-elle dans la tête ?

– D'abord, se qualifier le plus rapidement possible. Ensuite, on en reparlera. C'est sûr que si on va au Cameroun, c'est pour gagner la Coupe. Comme tout le monde le sait, il n'y a aucune équipe qui participe à cette compétition uniquement pour passer la phase de poules.