Le quadragénaire, inconnu jusque-là, avait été propulsé chef d'un gouvernement d'union nationale par Béji Caïd Essebsi en août 2016.
Il a depuis dépassé en longévité tous ses prédécesseurs depuis la chute de Ben Ali en 2011, en dépit des pressions qui s'accentuent à l'approche des scrutins présidentiel et législatif.
Pour l'analyste politique Salaheddine Al Jourchi, "les raisons du conflit entre la Kasbah (siège du gouvernement) et Carthage (présidence) résident dans la préparation des prochaines élections. C'est l'objectif de chacun et la boussole".
A la faveur de la crise, M. Chahed "a marqué des points" contre Nidaa Tounès, le parti présidentiel dont il était membre jusqu'à ce que son adhésion soit gelée en septembre, estime-t-il.
Certains députés de Nidaa Tounès ont été jusqu'à qualifier le remaniement de "coup d'Etat", bien qu'il respecte scrupuleusement la Constitution.
M. Chahed, ingénieur agronome rentré en politique après la révolution, "n'est pas un simple technocrate, il a désormais des ambitions politiques", souligne M. Jourchi.
(Avec AFP)