Dans son message, lu lundi 25 février par le chef du gouvernement, Saâdeddine Elotmani, le Roi Mohammed VI a appelé à « une réflexion responsable et profonde » autour de la coopération euro-arabe. Cette coopération requiert « une nécessaire évaluation objective et sereine de son bilan actuel, une reconsidération de ses axes, la définition de priorités stratégiques, présentes et futures et le perfectionnement de ses méthodes de travail ».
« Il est nécessaire d’élaborer une « conception intégrée et cohérente du projet d’avenir que nous voulons pour notre espace », estime le Souverain.
Une telle vision devrait reposer sur un « ordre des priorités rationnel, des objectifs rigoureusement définis et une approche collaborative fondée sur l’anticipation et dotée de moyens d’action souples et évolués ».
Cette conception intégrée, souligne le Souverain, nécessite de se focaliser sur trois priorités principales, portant sur la sécurité de la nation arabe, qui doit rester une affaire strictement arabe, la promotion du renouveau du monde arabe sur les plans économique, scientifique et technologique et la configuration des partenariats euro-arabes futurs de manière à créer un environnement intellectuel, culturel et médiatique propice à la coexistence et à la coopération entre les peuples des deux régions.
Pour le Souverain, le but est de bâtir une relation saine entre le monde arabe et l’Europe, « une relation affranchie de tout préjugé et non sujette aux contrecoups d’événements éphémères ».
« Au Maroc, nous estimons que, désormais, une gestion commune des questions d’immigration et de lutte contre le terrorisme, sous leurs multiples aspects, peut être envisagée selon une approche intégrée et globale associant la notion de responsabilité partagée à l’impératif de développement commun », souligne le Roi Mohammed VI.
Le Souverain a saisi cette occasion pour appeler les groupements arabes régionaux, dont l’Union du Maghreb arabe, à jouer pleinement le rôle qui leur revient dans le développement des relations avec le partenaire européen, en dépassant « les écueils politiques et les différends bilatéraux qui entravent le processus de décollage et de développement ».
(Avec MAP)