Le congrès se tiendra probablement entre octobre 2019 et janvier 2020. Il est censé remettre le parti en selle pour les législatives de 2021. Pour cela, un changement de secrétaire général n’est pas écarté, car le PAM a un problème de leadership, Benchamach étant ouvertement contesté.
“Le PAM doit revenir vers son ADN qui est celui de défendre un projet de société basé sur la modernité. Le PAM a été confisqué il y a quelques années, par des personnes qui ont trahi ses idéaux. L’actuel secrétaire général et ses rares soutiens, n’est pas capable de défendre cette vision moderniste, ni de contrer le retour du conservatisme et les courants qui prônent la régression“. Ainsi parle l’un des dirigeants du parti qui s’exprime sous couvert d’anonymat.
Le parti est en effet en perte de vitesse depuis les élections de 2016. Il est moins audible que jamais. Ses 107 députés devraient pourtant lui donner davantage de visibilité. De plus, il est le principal parti d’opposition. Mais il n’en donne pas l’impression. L’Istiqlal de Nizar Baraka est plus dynamique et n’hésite plus à secouer le cocotier. Hormis quelques individualités, le PAM semble raser les murs.
Le leadership de Benchamach est contesté en interne. En janvier dernier, il avait élargi la composition du bureau politique.
Secrétaire général du PAM depuis mai 2018, il n’a pas brillé par son charisme, ni par sa capacité de mobiliser. Depuis les élections de 2016, le parti perd du terrain. Ilyas Elomari avait d’abord présenté une vraie fausse démission. Puis il y a eu une période d’incertitude avec un secrétaire général intérimaire. Le départ d’Ilyas n’a été acté qu’en mai 2018.
Aujourd’hui, à deux années du scrutin de 2021, le parti a déjà perdu beaucoup de temps. Il n’est plus présent sur le terrain, des militants connus l’ont quitté et il a certainement perdu une partie de sa base électorale.